La réussite d’une démarche participative est conditionnée par la qualité de la relation qui aura pu s’instaurer entre le porteur du projet et les acteurs du territoire. Celle-ci repose avant tout sur l’écoute.
Tout au long de la concertation, le porteur de projet devra veiller à l’application des principes suivants :
Ecoute et respect mutuels
en s’engageant à écouter toutes les parties prenantes sans distinction et sans hiérarchisation,
en reconnaissant la capacité des parties prenantes à faire des propositions / critiques pouvant aboutir à des solutions alternatives,
en ayant une attitude d’ouverture dans les possibilités d’évolution du projet,
en accordant le même intérêt à toutes les propositions y compris celles pouvant apparaître comme non fondées, non pertinentes ou motivées par une volonté de nuisance ou d’entrave au projet,
en s’encourageant à un respect mutuel indispensable.
Vade-mecum de la concertation locale, OREE, 2005, 16 p.
L’écoute permet aux animateurs de recueillir les besoins de la population et ses réactions par rapport aux propositions déjà formulées.
Quels sont les moyens utilisés pour l’écoute ?
Des permanences dans les communes, un cahier de doléances, une enquête, une journée de forum - débat...
P. Barret, Guide pratique du dialogue territorial,
Fondation de France, 2003, 136 p.
Ce travail d’écoute et d’analyse permet de manifester de l’intérêt pour les positions et les points de vues des interlocuteurs, de la considération, de la compréhension, sans pour autant prendre parti sur les contenus. Cela permet de bâtir un climat de confiance et de compréhension mutuelle nécessaire à la concertation.
Plans de prévention des risques naturels, Guide de la concertation, MEDD, La documentation française, 2004, 64 p.
La concertation est un temps fort d’écoute. Les acteurs y participent pour s’y faire entendre. Dans bien des cas, c’est la perception d’une incompréhension mutuelle qui est à l’origine d’un durcissement des positions quel que soit d’ailleurs l’éloignement des dites positions. Se mettre à la portée des participants, écouter en retour et comprendre ce qui est dit ou écrit exige une réelle disponibilité de la part du maître d’ouvrage : analyser le sens des propos, en mesurer la portée pour le contenu du projet au-delà de celui qui s’exprime, comprendre les motivations sur lesquelles reposent le propos, être capable de détecter le non-dit. Cette capacité d’absorption et d’interprétation de la parole des autres ne s’improvise pas et doit pouvoir compter sur des compétences bien établies. La crédibilité du maître d’ouvrage et ce qu’il pourra tirer de la concertation pour la suite de l’élaboration du projet en dépendent.
Concertation/débat public, Quelques leçons de l’expérience, MELTM, 2002,112 p.